Romuald sur les MédiasJournaux
TribuneTrtibune de Genève 27-28 décembre 2008: ActualitésUn genevois se fait une place dans le "best of" de Delarue... Cliquez sur l'image pour ouvrir le document au format original
Le MatinLe Matin: PEOPLE :Malvoyant, le chanteur genevois sera sur le plateau de Jean-Luc Delarue aux côtés de Gilbert Montagné . «Malvoyant, pas aveugle.» Romuald Solvez, 32 ans, tient à cette distinction. «Il me reste encore un peu de vision», ajoute cet ancien mannequin, devenu chanteur après avoir été frappé de quasi-cécité il ya onze ans. A l'époque, Romuald est encore un tout jeune top model. «J'avais démarré à 16 ans. Ça commençait à bien marcher. J'avais déjà travaillé à Genève, à Paris, et je m'apprêtais à partir pour Tokyo.» Mais une soudaine maladie des yeux anéantit les espoirs du jeune homme. A 21 ans, Romuald doit déjà songer à sa reconversion. Il se décide pour la chanson. Comme pour rester à tout prix dans la lumière. Titre de son premier single, sorti en 2000: «Le jour est revenu». En 2001, lors d'une manifestation en Valais organisée par l'association Handisport, Romuald rencontre Gilbert Montagné. Aveugle de naissance, ce dernier invite le jeune homme à Paris. «Gilbert m'a appris à marcher avec une canne blanche dans les rues de la capitale. Jusque-là, je n'osais pas le faire, comme si je refusais d'accepter mon handicap.» Les deux artistes ont aussi collaboré ensemble. Récemment, ils se sont attelés à l'enregistrement du prochain single de Romuald, «Pourtant». Et c'est aux côtés du chanteur de «The Fool» que le Genevois sera présent aujourd’hui sur le plateau de l'émission «Toute une histoire», présentée par Jean-Luc Delarue.
Pour les besoins de l'émission, Romuald a dû se rendre à l'Hôpital cantonal de Genève. «Je suis retourné dans la chambre où j'ai perdu la vue, il y a onze ans. Sur le moment, ça m'a mis le moral à zéro. Mais aujourd'hui je suis heureux comme je suis.» IllustréBien-être "Le check-up" : Il fut longtemps mannequin pour les plus grandes marques en Suisse romande. Aujourd'hui, reconverti chanteur, Romuald a gardé sa ligne au prix d'efforts constantsCORPS "Le secret de ma ligne? Je cuisine à la vapeur" Pas un jour dans la vie de Romuald sans qu'il ne s'occupe de son corps. "Il a été mon outil de travail et je continue à le soigner en permanence, car j'ai toujours cette maxime en tête: "Sois impeccable". Romuald a débuté comme mannequin à l'âge de 17 ans. "J'aurais pu faire une carrière internationale, mais j'étais un peu jeune à l'époque". Aujourd'hui, outre le fitness à dose intensive, il aime la voile, qu'il pratique avec des amis sur le Léman."Je privilégie aussi ma nourriture. J'ai la chance de ne pas aimer les sauces, les glaces et tout ce qui est sucré. Je garde aussi la ligne parce que je cuisine tout à la vapeur !" ESPRIT "Je n'ai jamais cessé de chanter" Dans son appartementgenevois à la décoration recherchée, la musique est omniprésente, sous la forme de centaines de CD qui recouvrent les murs. "Depuis gamin, je n'ai jamais cessé de chanter, et j'ai pris des cours de solfège et de chant. J'écoute de la musique durant des heures." RITUEL "Je passe cinq heures par jour au fitness" Il commence toujours sa journée par quelques abdominaux puis une heure de vélo elliptique sur son balcon, avant de se rendre chez sa meilleure amie, Anne, qui possède une salle de sport dans le sous-sol de sa villa. Il est fier de sa silhouette, fier que les femmes se retournent toujours sur lui dans la rue comme au temps où il défilait au côté de Valérie Bovard au salon du mariage. Le MessagerLe Messager: Romuald séduit :Malvoyant depuis l'âge de 20 ans, Romuald a su transmettre son enthousiasme à Jean-Luc Delarue et son équipe. "Cette maladie est la chance de ma vie" : tel était le thème de l'émission "Toute une histoire", diffusée sur France 3 en début de semaine. Sur le plateau, interrogé par Jean-Luc Delarue, un jeune franco-suisse de 32 ans (résidant à Genève) a véritablement éclipsé les autres invités. Et pour cause. Le parcours de Romuald est tout sauf classique: écolier à Gaillard puis à Ville-la-Grand, Romuald voyait sa carrière de mannequin brisée à la fin des années 90. Verdict? Un décollement de rétine irréversible, 35 opérations à Genève et une découverte de l'écriture de textes de chansons sur son lit d'hôpital. C'est le compositeur genevois Gaëtan Cruchet qui va lui permettre de mettre en musique ses émotions, avec l'enregistrement d'une maquette, "Le jour est revenu". En 2000, sa rencontre avec Gilbert Montagné va véritablement booster sa nouvelle carrière puisque les multiples échanges entre les deux artistes devraient prochainement déboucher sur l'enregistrement d'un titre, écrit par Romuald et mis en musique par G. Montagné. Sur le plateau de France 2, ce dernier a parlé avec enthousiasme de son protégé qui lors du reportage qui lui était consacre a fait admirer ses immenses talents vocaux. Avec un tel don et un parrainage aussi prestigieux, nul doute que Romual devrait très bientôt se faire un nom dépassant les seules contrées genevoises. Dauphiné LibéréRomuald, mannequin chanteur Romuald a 32 ans. Il est mal voyant suite à un décollement de rétine. Depuis ses 21 ans, il a perdu progressivement la vue. Mais Romuald a décidé de faire face et si la vue ne fonctionne plus, sa voix sera un atout. Romuald a passé sa jeunesse à Annemasse. Dans les années 90, il est élève au Juvenat mais aussi au collège Michel-Servet. Les études, ce n'est pas son truc. Mais grâce à un physique évident, il devient mannequin. À partir de l'âge de 17 ans, il participe à plusieurs campagnes de pub, des défilés. Sa carrière est lancée. « Je commençais à bien gagner ma vie », dit-il. Mais le destin va choisir pour lui ... Son beau visage blond éclairé va passer du côté obscur. Qu'à cela ne tienne, il sera chanteur. « À l'époque, même voyant, la chanson m'intéressait, mais le handicap m'a fait découvrir la musique. » Gilbert Montagné, un parrain de choix : Il y a 7 ans, il se lance et devient chanteur, auteur, interprète. « J'avais du temps et durant mes nombreux séjours à l'hôpital (35 au total), j'ai commencé à écrire, à composer. » Aujourd'hui, installé à Genève, il prend des cours de chant toutes les semaines et multiplie les singles. « Mon univers reste la chanson française mais mon dernier single est plutôt dance ("Je rêve érotique").» Sans contrat avec une maison de disque, il met ses titres à disposition (gratuitement) sur son site internet. Romuald ne s'arrête pas là. Régulièrement, il participe à des émissions télé. Déjà en 2003, il remporte un concours de chant en direct sur le plateau de "C'est mon choix". Mais sa plus grande rencontre a lieu dans le Valais. « J'ai rencontré Gilbert Montagné. Il a entendu ma chanson "Le jour est revenu" et il a eu un véritable coup de cœur. On s'est trouvé de nombreux points communs, autour du handicap. C'est devenu un ami. » Son parrain dans le métier. Le week-end dernier, les deux amis se sont retrouvés sur le plateau de l'émission de Jean-Luc Delarue, "Toute une histoire". Un projet pourrait voir le jour: « J'ai écrit "Pourtant" et Gilbert Montagné devrait s'occuper de la musique.» Une belle histoire. Article 6NouvellisteLe NouvellisteNouvelliste
Etonnant. Le mot n'est peutêtre pas assez fort pour définir le témoignage de Romuald Solvez. Voici dix jours, ce Genevois a pris part à l'enregistrement de < Dauphiné Libéré 2Le chanteur Romuald invité chez Delarue Auparavant, l'Annemassien Romuald était mannequin. Mais, suite à un décollement de rétine, il est devenu malvoyant. Ayant dû interrompre sa carrière, il s'est lancé dans la chanson avec un parrain de choix: Gilbert Montagné. L'occasion de parler de sa nouvelle vie Ce lundi, en compagnie de son parrain, il participera à l'émission de Jean-Luc Delarue "Toute une histoire", dès 14 heures, sur France 2. L'occasion de parler de sa nouvelle vie malgré son handicap et de présenter son nouveau single "Je rêve érotique". Le Matin 2Trajectoire étonnante que celle de ce chanteur genevois. A 16 ans il entame une carrière de mannequin, puis vers 20 ans il perd progressivement la vue. Devenu malvoyant, Romuald se lance dans la chanson et, il y a peu, se voit propulsé héros d'une comédie musicale qui sera produite à Paris en 2005. Il évoque les chances de sa vie.Pascal Pellegrino - Avez-vous eu de la chance dans la vie? >Oui, je pense. - Pourtant la vie ne vous a pas fait de cadeau. Vous avez perdu presque complètement la vue... >Oui, mais finalement ce handicap m'a ouvert des portes que je n'aurais pas imaginées. Des fois, dans la vie, il faut que l'on prenne une baffe en pleine figure afin de comprendre les choses différemment. Je me suis rendu compte que je suis passé à côté de plein de trucs quand j'étais voyant. Paradoxalement, ma cécité me fait mieux voir les choses. Prenez par exemple le physique. Moi, j'en fais abstraction, et c'est plutôt bien dans une époque où l'on ne fait attention qu'à ça. Si je rencontre quelqu'un, ce n'est pas son extérieur qui m'attirera, mais les émotions beaucoup plus profondes et plus vraies qu'il a en lui. - Chance au jeu? >Je ne sais pas, car je ne joue pas! - Chance dans l'enfance? >Oui, bien sûr, comme tous les enfants. Ma maman m'a fait découvrir la musique en écoutant Charles Aznavour, Edith Piaf ou Boris Vian. Puis, quand ma vue a commencé à disparaître, la musique est devenue la vraie chance de ma vie. C'était la seule porte ouverte qui me restait. - Chance aux: examens? >Dans ce domaine, je ne crois pas à la chance, mais au travail. - A qui souhaitez-vous bonne chance? >A tous les gens qui ont des problèmes dans la vie et qui ont du mal à sortir la tête de l'eau. - Un film fétiche? >Oui, mais uniquement des films dont je me rappelle quand j'étais voyant. Je revois donc avec beaucoup de plaisir «La couleur pourpre», de Spielberg ou «le dernier empereur», de Bertolucci. Pour les films qui sortent aujourd'hui, je suis obligé d'avoir quelqu' un qui me décrive les images, alors c'est forcément moins prenant! - Un chiffre fétiche? >le 31. Je suis né un 31 mai 1973. - Dernière chance? >Je suis un bébé suisse de 5 mois! Mes parents sont Français et se sont établis à Genève en 1970. Je me suis naturalisé parce que je suis très attaché à ce pays. Je voulais me sentir pleinement Suisse et, notamment, avoir le droit de voter. - Chance en amour? >Oui, j'ai de la chance... mais mes relations ne durent jamais longtemps! En ce moment, je suis célibataire. En revanche, j'ai toujours eu de la chance avec les amis. Je suis entouré de plein de gens que j'aime, qui m'aident et sur qui je peux compter. - Quel est votre genre de femme? >J'aime bien les filles qui sont grandes et qui sont simples et naturelles. La franchise et l'authenticité sont aussi deux critères importants. -Chance dans votre métier? >Je m'apprête à sortir un nouveau single intitulé «Parle-moi», qui sera moins «variétés» et plus électronique. J'aimerais toucher le maximum de personnes et démontrer aux producteurs de disques que je peux être polyvalent dans le domaine de la musique. Et puis j'ai dela chance qu'on m'ait proposé le premier rôle, celui d'un jeune homme aveugle, dans une comédie musicale qui sera créée à Paris en 2005. «J'aimerais diner avec...» S'Il avait la chance de partager un repas Intime, un soir, quels seraient les convives que choisirait Romuald? Ursula Andress: «C'est une femme splendide, magnifique, la plus belle des James Bond girls. L'image de sa sortie de l'eau en bikini blanc dans «James Bond contre Dr No» reste gravée en moi à jamais!» Marie-Thérèse Porchet: «Elle, ce serait pour rigoler toute la soirée. Je trouve génial le talent de Joseph Gorgoni. Il sait danser, chanter et jouer la comédie. Je suis heureux qu'il cartonne à Paris en ce moment.» SITE INTERNET www.romuald.ch L'Illustré"Du mannequinât à la chanson" Mercredi 18 septembre, sur le plateau de l'émission C'est mon choix, un jeune homme non-voyant, aidé par l'animatrice Evelyne Thomas, s'avance face aux caméras qui retransmettent en direct sur France 3 un concours de chanteurs. Et c'est ce beau blond athlétique qui va remporter le concours grâce aux nombreux appels téléphoniques des téléspectateurs. Le Romand Romuald Solvez est sorti du lot en Interprétant, Belle, de la comédie musicale Notre-Dame de Paris, et Ma préférence de Julien Clerc. « J’avais envoyé une démo après avoir entendu un appel à témoin sur la chaîne, se remémore Romuald. On a été accueilli comme des rois à Paris par l'équipe d'Evelyne Thomas. Seule obligation: choisir dans un répertoire de chansons françaises ce que j'allais interpréter. » Fort de cette expérience télévisée en direct, cet ancien mannequin, qui avait fait l’objet d'un portrait dans L'illustré il Y a un an, espère à présent trouver un producteur pour entamer une carrière dans la chanson. ConstruireRomuald: une vie qui change... ... un disque et un enthousiasme intact. C’était un début d'après-midi et le soleil culminait au zénith... Soudain un jeune homme blond m'ouvrit sa porte sur un air de Whitney Houston... L'interview du chanteur Romuald, malvoyant, pouvait commencer... Romuald, parlez-moi de vos origines! > Français d'origine, je suis né à Genève. J'habite ici depuis douze ans. A quel âge avez-vous abordé la musique? > Tout gamin déjà, j'aimais chanter, mais je n'y avais jamais vraiment accordé trop d'attention; il a fallu mon handicap pour redécouvrir la musique et m'y mettre à fond. Avez-vous un Instrument de prédilection? > La voix. Avez-vous étudié la musique? > Non, maintenant je prends des cours de chant, mais ma prof veut que je travaille naturellement à l'oreille, sans solfège pour garder le côté authentique de la voix. Quelles sont vos Influences musicales? > Influence n'est pas le mot exact; j'essaie de créer mon propre style, de ne copier personne. J'aime beaucoup Charles Aznavour et je suis très éclectique; je peux aimer Mylène Farmer, Madonna, Patricia Kaas, Marie Laforêt ou Céline Dion; j'ai des choix très différents mais je ne m'en sers pas comme modèle. J'ai écouté les deux titres de votre CD: «Bleu.. et «Le Jour est Revenu»; c'est d'un style assez simple. > Oui, c'est très variété française. Pourquoi variété, pour toucher un plus grand public? > Non, simplement parce que c'est ce que j'aime, ce n'est pas pour avoir un public acquis. La variété française, c'est plus dans les textes, dans l'interprétation et l'émotion. Tout est dans le texte et dans la voix et la musique est beaucoup plus en arrière. Voudriez-vous parler de vos vingt ans? > Oui, ce n'est pas un sujet tabou. A cet âge-là, suite à un décollement de la rétine, je suis devenu mal-voyant. Que pensez-vous de Ray Charles, Stevle Wonder et Gilbert Montagné? > Les deux premiers ont un peu le même handicap que moi. Gilbert Montagné, alors là, c'est un grand ami, que j'estime beaucoup, qui est d'une simplicité et d'une gentillesse ! C'est un grand monsieur, le premier qui m'a aidé dans toutes mes démarches. Pensez-vous qu'Il existe une sensibilité particulière chez les musiciens malvoyants? > Oui, bien sûr. Entre deux personnes qui sont confrontées au même handicap, il y a quelque chose de plus qui se passe. Et sur la scène musicale en Suisse romande, avez-vous des contacts? > Je connais un peu Patrick Juvet; je l'ai rencontré une fois à l'Arena, c'est quelqu'un de sympa qui ne se prend pas au sérieux. J'aime beaucoup Alain Morisod qui a été l'un des premiers à me téléphoner pour me féliciter du travail que j'avais fait. Pensez-vous qu'Il soit possible de réussir dans la musique à Genève? > Il faut bouger, mais rien n'empêche de revenir ici où il y a d'excellents producteurs et de nombreuses maisons de disques. Parlons de votre CD. Dans «Bleu», la première chanson, j'ai ressenti de la tristesse par rapport à ce qui vous est arrivé à vingt ans, et puis, dans la seconde, «Le Jour est revenu», beaucoup d'espoir. > Il est vrai que lorsqu'on a un problème, on a parfois tendance à se dire «mon Dieu pourquoi moi?» Du jour au lendemain, j'ai perdu une partie de la vue. Le début de la chanson reflète ce constat, alors qu'ensuite je remercie Dieu de m'avoir «ouvert les yeux» car je serais certainement passé à côté de beaucoup de choses sans mon handicap qui m'a permis de vivre différemment. > Votre message pour les lectrices et lecteurs? Dans la vie, rien n'est jamais perdu; j'ai réussi à faire quelque chose avec mon handicap et je pense que d'autres le peuvent aussi. Cet accident a-t-Il changé votre façon de vivre? > Tout à fait. Quand on n'a pas de problèmes, on est parfois égoïste. Ma malvoyance m'a permis de découvrir quantité de choses et de faire ce que j'aime. Si je pouvais revenir en arrière, je crois que je resterais comme je suis. Je suis bien et j'ai trouvé mon équilibre. Vos espoirs? > Devenir chanteur à part entière et faire passer mon message à un maximum de gens. Vivez-vous actuellement de votre musique? > Non pas encore, mais c'est un grand privilège de pouvoir faire ce que j'aime. Votre entraînement quotidien? > Des vocalises, mes tisanes de sauge et de thym avec du miel pour adoucir la voix. Des projets? > Je travaille cet été sur un nouveau titre et j'ai des auditions à Paris. Le soleil avait à peine changé d'intensité quand je refermai la porte de Romuald. Un jeune homme blond qui laissait en moi quelques traces d'une belle lumière intérieure. CHARLES SCOCARD Du PodiumDu podium à la scène Quand on est beau, grand, mince et que l'on bouge bien, on devient mannequin! Ça, c'est dans les rêves. Mais parfois, si on le veut bien, ils se réalisent! Celui de Romuald s'est réalisé, il y a pratiquement une dizaine d'année.En effet, fin, distingué, il a su séduire sur les podiums de Suisse et d'Italie, avant qu'une prometteuse carrière télévisuelle ne s'ouvre à lui. Vous vous souvenez certainement de son teint clair et du blond comme les blés de ses cheveux. Lors d'un de ses derniers passages en public, c'était au Salon du mariage, à Genève, Valérie Bovard, tout en mariée vêtue, lui donnait la main. C'était un geste romantique, certes, mais surtout nécessaire. En effet, les bonnes fées se penchent et parfois se retirent du berceau, sans explications. Il avait déjà perdu la vue. Quelques années sinistres plus tard, On le retrouve, il réapparaît et brille à nouveau sous les sunlights. S'il ne peut plus voir les autres, il a appris à les écouter, les ressentir et c'est avec l'écriture qu'il s'exprime à présent. Il vient d'enregistrer un premier CD et les paroles sont de lui. Un texte message décrivant sa révolte et ses espoirs, décrivant les moments Moments difficiles, les doutes et surtout la force de vivre qui l'anime.Une voix tendre et douce sur une musique pleine d'émotion (Cruchet), pour une première approche du public. Bravo, belle preuve de force, de vitalité. Si la scène lui sourit autant que les podiums l'on fait, l'incroyable reconversion de Romuald sera une vraie victoire. Bon vent ... L'Illustré : Vécu"Avant, je ne voyais pas plus loin que le bout de mon nez." «Je ne comprends rien, mais je vois tout.» Un slogan sur une affiche en noir et blanc vantant les lunettes Pacific Star. Le type qui porte les lunettes a la gueule de l'emploi. Beau, une main sur un front sans rides malgré ses difficultés de compréhension. Romuald Solvez était mannequin à cette époque. Déjà très myope, même si ça ne se remarquait pas, déjà en proie à quantité de problèmes aux yeux qui lui ont pourri la vie. II y a trois ans, un décollement de la rétine. Une tache noire, un beau jour, dans l'oeuil gauche. Puis, un an plus tard, le droit qui faiblit. Pour que les spots restent allumés, au propre comme au figuré, Romuald a tout tenté. Trente-cinq opérations en cinq ans, des injections de bulle de gaz, de silicone, en vain. Petit à petit, sa vue s'en est allée. Le slogan de la pub pour les lunettes, il l'a retourné comme une crêpe, avec un sourire: < Son press-book est posé sur la table du salon. II se rappelle parfaitement l'ordre des photos. La pub pour les vêtements de ski Agouraï, celle pour les chaussettes Burlington, le coiffeur Katogan, les chaussures Aeschbach. Passé révolu. Romuald savait d'instinct tourner son regard vers la lumière et l'objectif des photographes. Maintenant, il dirige ses yeux vers le son de votre voix. II est parti d'un rire cristallin, sans méchant jeu de mots. Quand il a ouvert la porte de son appartement genevois, tout àl'heure, l'impression de le connaître, d'avoir le type de la pub qui sort du catalogue. Celui du format géant sur les murs de Romandie qu'on voyait pousser son chariot à commissions pour la Coop; entre Marcus et Leonardo pour la plastique; sorti d'un moule mode où rien ne dépasse, ni cheveux ni bourrelets parce que même loin des podiums, Romuald reste parfait. A jamais inscrite au frontispice de son existence la maxime de sa professeur de maintien: «Sois toujours impeccable.» Sa maman Pygmalion. Celle qui fit d'un adolescent boutonneux, qui portait des fers à repasser aux pieds, un mannequin prisé. Aujourd'hui, quand il hésite sur la couleur du pantalon ou du billet de banque, il va sonner chez les voisins. A 17 ans, il était vendeur au Grand Passage quand un ami lui a dit que, avec son physique, il devrait se lancer dans la mode. «J'aurais pu faire une carrière internationale, mais j'étais trop jeune.» Paris et Milan ne prenaient pas encore les mannequins au berceau. Il ne prononce jamais le mot aveugle. Il refuse toujours l'idée de sortir avec un chien ou une canne blanche malgré les injonctions de Basia, sa prof de braille, une dame non voyante de 80 ans chère à son coeur. Il vous assure n'avoir jamais été fou de son image. Narcisse enivré tanguant devant le miroir, pas son style, même si chez lui les miroirs occupent des places d'honneur. Le mur est un miroir, la table est un miroir. Aujourd'hui, il dit: «Mes amis sont mon miroir.» Eux qui lui disent s'il a grossi, sur leur épaule qu'il pose la main pour se laisser guider dans la rue. A eux aussi la redoutable tâche de lui indiquer, dans une boîte, s'il y a une jolie fille susceptible de lui plaire. < Il fait bien le dire, surtout après nous avoir avoué qu'à force de fréquenter la journée de jolies filles par obligation professionnelle, il ne tenait pas forcément à avoir des «canons» le soir à la maison. «J'aurais eu l'impression de faire des heures supplémentaires» Il aime p1aisanter sur les apparences. Avoue qu'il a malgré tout de la peine à montrer son handicap dans la rue, au risque de se faire écraser par une voiture, mais il sait que ses stratégies de dissimulation touchent à leur fin. «L'année passée, la copie du Picasso que vous voyez là, j'en distinguais les formes; maintenant, le nerf optique est touché, je ne distingue plus rien. Cet hiver, je n'ai pas vu la première neige tomber, c'est douloureux. Cet été, je sais que je ne pourrai plus aller seul aux bains des Pâquis. Le manque d'indépendance, c'est le plus dur à supporter.» Romuald aimait les couleurs, il était fait pour les couleurs comme si elles étaient complémentaires de ce jeune homme si pâle aux cheveux si blonds qui doit se résoudre à les garder en mémoire. Il retrouve de vieux gestes de mannequin devant l'objectif du photographe. «Mon univers visuel? Imaginez le feu dans la maison avec une brume un peu comme en Angleterre... Disons que je suis en permanence dans un clip de Mylène Farmer.» La comparaison tombe à propos. Le mur est couvert de CD. Premier réflexe du matin: mettre de la musique. De Sheila à Madonna, pas d'a priori pour ce jeune homme qui étudie le solfège et le chant. II a écrit un texte, engagé des musiciens et envoyé sa chanson à une kyrielle de personnalités. Aznavour, Nana Mouskouri, Romaine Jean, Marie Laforêt, Morisod, Juvet. Il s'est glissé à un concert de Gilbert Montagné en Valais. II se voit bien le nouveau Montagné du troisième millénaire en plus jeune et plus beau. L'homme y va au culot Il téléphone aux stars pour leur souhaiter la bonne année, harcèle Nana Mouskouri au téléphone pour lui demander ce qu'elle pense de sa chanson. «Beaucoup d'émotions», finira-t-elle par lui avouer.Une chanson où l'on parle de pleurs, d'une tristesse qui s'envole pour laisser la place à une voix. Le beau gosse n'est pas dupe. Il sait que les producteurs qui lui ont répondu s'intéressent plus à la cassure de sa vie et à son physique qu'à sa voix, tout à fait acceptable, au demeurant, sans être celle de Florent Pagny. «Ma cécité et mon physique, je les utilise, c'est vrai, pour me sortir du lot. Mais avouez que vous ne seriez pas là non plus si je n'étais pas mignon et non-voyant.» Une petite voix intérieure le pousse à croire à son succès. A croire qu'il n'aura jamais besoin de canne blanche parce qu'un chauffeur privé, un jour, lui servira de guide en toute occasion. Il évoque le décès d'une maman d'origine allemande. Il a découvert seulement après sa mort qu'elle collait ses photos sur le frigo. «Mon grand regret, c'est qu'elle ne m'a jamais entendu chanter. Sa perte a été plus douloureuse pour moi que celle de mes yeux.» Romuald a toujours des femmes autour de lui. Ses soeurs, ses professeurs de chant et de braille, ses cocons. Ce sont les femmes qui l'ont soutenu quand il croyait encore que sa cécité serait provisoire. Pensée émue à Valérie Bovard, la présentatrice météo de la TSR qu'il a épousée plusieurs fois pour la bonne cause dans les salons du mariage. «Je l'adore. Elle me donnait la main sur le podium. Le public n'y a vu que du feu mais, en fait, elle me guidait. Moi, je comptais les pas. Je savais que, au 45ème, il fallait s'arrêter, sinon je tombais dans le public.» Il y a deux ans, une ultime séance photo pour une marque de scotch s'est terminée au bord de la catastrophe. Il ne peut plus tricher. «Le dernier podium, j'étais en pleurs, je savais que c'était la dernière fois que les lumières s'allumaient pour moi.» Dans la rue - il ne le sait pas si on ne lui dit rien -, les femmes se retournent sur lui. «Le jour où mes amis me diront qu'on ne se retourne plus sur moi, je me ferai du souci.» La beauté lui a ouvert des portes. Il soutient que c'est un peu facile de dire comme Claudia Schiffer que seule compte la beauté intérieure. «La beauté est un privilège.» Il s'accommode pourtant de la fréquenter désormais sans ses yeux. Il a appris aussi qu'elle se trouve dans des détails insignifiants, le toucher d'un objet, la lumière qui décline et qui lui fait rechercher au restaurant une place près des fenêtres. Cet été, il est allé en Turquie. «Je suis entré dans une église. Un ami m'a obligé à poser les mains sur les reliques. j'ai ressenti plein de choses, même si je touche encore comme un débutant!» - P. Ba. SolidaritéSolidarité: Romuald et Eric Grassien Genève s'est indignée en apprenant qu'un handicapé s'était fait passé à tabac par quatre loubards noirs un soir de mai dans le quartier des Grottes, et en se faisant la main sur toute la fortune d'Eric, à savoir 400 francs.Une épreuve de plus pour celui que l'on croise dans les gares, les expositions où les foires et qui n'a pour seule ressource que la vente des journaux Objectif Réussir. Un travail qui ne lui laisse que deux francs et cinquante centimes par journal vendu. Pas de quoi pavoiser. Les années de galère,Eric ne les connaît que trop bien. Sa mère violée puis assassinée alors qu'il est enfant, l'assistance publique en France. Enfin une période de bonheur avec un mariage et l'arrivée d'un bébé. Puis de nouveau un drame "terrible: une voiture qui grille un feu rouge et renverse Eric qui se retrouve avec la moelle épinière touchée. Coma prolongé, deux années d'hôpital et un affreux constat: Eric ne remarchera plus jamais. Une vie qui bascule. Sa femme ne le supportera pas, elle se suicidera avec sa fille alors âgée de huit ans. Un scénario horrible qu'Eric raconte avec courage et pudeur dans son livre «Un homme libre» (le handicap à bras le corps) aux éditions Labor et Fides. Des pages poignantes et déchirantes où Eric Grassien livre sa vie, ses malheurs, ses joies aussi et sa lutte perpétuelle pour vivre. Encore sous le choc de son agression, Eric Grassien se retrouve sans logement, sans aide de l'assistance sociale, en poursuite et sans pouvoir toucher l'AI. Pratiquement sans ressource, Eric est obligé de loger à l'hôtel «Même si 1'hôtel Ibis me consent un rabais, ça coûte quand même très cher» nous confie Eric. Le mois dernier, Eric a reçu une poursuite pour loyers impayés et s'est fait expulser de son appartement de Lausanne. «J'avais fait confiance au service social de Lausanne qui avait promis de m'aider pour les loyers, je pensais que tout était en ordre» Une épreuve de plus pour Eric qui n'avait pas besoin d'une telle déconvenue supplémentaire. C'est un ami d'Eric, Romuald Solvez, mal voyant, qui aujourd'hui fait tout son possible pour aider Eric. «C'est scandaleux, s'indigne Romuald, il suffit de regarder Eric pour constater qu'il a besoin d'être aidé». Romuald a contacté des services sociaux comme Proinfirmis et constate avec amertume que personne ne fait un geste. «On ne peut rien faire, ses papiers sont à Lausanne» entend-il le plus souvent.Romuald, mal voyant, au secours d'Eric, handicapé, belle image de solidarité. Si Eric Grassien avait été réfugié politique, n'aurait-il pas certainement une vie plus décente, un logement et un peu d'argent? «Eric est mon ami et il ne parle jamais en son seul nom. Il s'est toujours fait le porte parole des handicapés, des exclus, des pauvres ou des personnes âgées... Il n'a jamais rien fait au nom de ses seuls propres intérêts. Il est bien normal qu'aujourd'hui on l'aide à notre tour». C'est pour cela que Romuald Solvez a fait ouvrir un CCP (Compte Solidarité Eric Grassien CCP N° 17-647-563-5) Cet ex-mannequin, musicien a fait appel à toutes ses connaissances pour essayer d'aider Eric. Eric Grassien ne fait pas l'aumône, il est digne et cherche à travailler. Ce fond de solidarité va servir pour lui trouver un logement, le meubler, l'adapter à son handicap et ses problèmes de motricité. Romuald lance également un appel aux services sociaux pour assurer la continuité. L'action CCP est un point de départ, un secours temporaire. Pour Eric, c'est un nouveau combat qui s'annonce. «J'ai envie de faire bouger les choses, de me battre». Eric Grassien arrive à sourire,les yeux plein de malice. En allumant sa pipe, il nous parle de son envie de vivre enfin une vie normale. J'aimerais bien trouver un travail de veilleur de nuit. J'aime bien la nuit, les gens sont moins stressés, c'est plus calme, on a le temps de discuter. Un job compatible avec mon handicap, et bien sûr, avant tout un appartement. Un logement, un travail avec un salaire, des vacances. Est-ce que je n'ai pas le droit d'avoir une vie normale? Sens dessus-dessousSens dessus dessous La lingerie masculine fait un clin d'oeil à Modexpo. Ces dames en redemandent. La mode printanière virevolte sur le podium de Modexpo. Frédéric Langel a remis ça avec huit superbes mannequins et deux beaux garçons qui défilent au Penta. Une trentaine de boutiques répondent ainsi à l'appel de son salon de la mode et de la beauté. Depuis vendredi, elles présentent leurs dernières tendances de la mode estivale. A signaler un «spécial dames» qui remporte un énorme succès: Romuald et Thieny, les tops, en dessous masculins. Mesdames, ouvrez bien les yeux, en caleçon, ils sont craquants ces deux-là. Et, il faut l'avouer, ils ne sont pas mal non plus habillés. La fète Continue aujourd'hui dimanche: mode hard en cuir, ou petites tenues jeans, sans oublier la lingerie intime, toujours aussi charmante... Et les accessoires, ces superflus si nécessaires qui griffent chic et marquent une saison. Trois défilés sont au programme dès 14h30. Modèles pour femmes, hommes et enfants, avec nos petits amis à quatre pattes qui défilent aussi. Comme le dit si bien Frédéric Langel: "C'est la mode dans tous ses états." Un vrai festival. Le tout vient de sortir. On n'a pas encore vu les modèles en vitrine. G. A.-D. L'originalitéL'originalité pour critère A l'enseigne de « Génération Mutation », notre hebdomadaire lançait au début de l'année plusieurs concours destinés à ses jeunes lecteurs. Nous vous présentons ici quelques-uns des travaux primésL’originalité pour critère Quatre thèmes étaient proposés aux 16 - 24 ans: « Ma plus belle lettre d'amour», « Ma vision du monde », « Moi en top modèle » et « Ma plus belle invention ». Les 14 - 17 ans, pour leur part, étaient invités à communiquer avec nos voisins d'outre-Sarine, sur le thème « Ce que je tiens à montrer aux Alémaniques ». Avec Lettre à une passante, Pietro Lamaccha, de Chavannes (VD), décroche le premier prix pour les lettres d'amour, soit un voyage à Venise pour deux personnes, offert par Hotelplan Suisse. Stéphane Mermod, de Lausanne, obtient avec son illustration pessimistico-réaliste le premier prix des« Visions du monde», soit un voyage à Euro Disney, offert par M-Travel/Hotelplan à Lausanne. Romuald Solvez, de Genève, s'est quant à lui distingué dans la catégorie des top modèles dont il remporte le premier prix pour le contraste entre ses deux présentations, l'une élégamment négligée, l'autre classique et recherchée. Il partira en France pour un « Voyage interville » offert par Tourisme pour tous à Lausanne. Aucun prix n'a été décerné dans la catégorie des inventions. Quant au thème « Suisse romande-Suisse alémanique», c'est Laurence Emery, de Grône (VS), qui a remporté le premier prix pour sa « Mini-biographie d'une personne comme une autre», drôle et sincère. Grâce à Eurocentres, elle ira, pour trois semaines, affiner ses connaissances d'allemand à Lucerne, à la découverte de cette autre Suisse. La remise des prix aura lieu samedi 8 mai à 16 heures pour le concours «Ce que je tiens à montrer aux Alémaniques» et dimanche 9 mai à 16 heures pour les autres thèmes, au stand de Construire, au Salon du livre et de la presse, à Genève. Jean-Michel Treyvaud Le MannequinLE MANNEQUIN ROMUALD SOLVEZ Le mannequinat attira Romuald Solvez pour de multiples raisons dont la première est un défi lancé à lui même. "Adolescent, j'étais complexé et je me suis alors promis qu'avec mon 1,85 m, je serais mannequin et que l'on verrait ma "bouille" dans tous les magazines".C'est à 16 ans qu'il débute sa carrière de mannequin ; Genève, Zurich, Paris, Milan, le conduisent sur les traces des grands de ce métier. C'est à travers diverses campagnes publicitaires pour des lunettes, du prêt-à-porter, la coiffure, la promotion de départements français, des défilés... qu'il fait ainsi connaître son visage aux yeux bleus et cheveux blonds. Mais le théâtre, le chant, le cinéma, restent, bien sûr, un terrain sur lequel Romuald souhaiterait s'aventurer. Pour cela, il commença à prendre des cours d'improvisation théâtrale au Conservatoire. L'ambition de Romuald Solvez ne connaît pas de limite ; son désir de réussir dans le domaine artistique est si intense qu'il ne laissera pas échapper la chance quand celle-ci se présentera pour le propulser à la place qu'il espère depuis des années... la UNE des magazines. E.F.R. Salon du Mariage3000 personnes au Salon du mariage Soleil légèrement voilé comme une sultane, neige absente sur les sommets: le temps était idéal pour flâner au Salon du mariage et de la fête qui s'est déroulé de vendredi à dimanche soirs à la Salle communale de Plainpalais.L'organisateur de cette manifestation, Frédéric Langel- qui s'occupe de tout et même de passer l'aspirateur! - peut légitimement arborer un large sourire de satisfaction: «Pour une première, c'est un succès. Au moins trois mille personnes ont accouru à notre Salon. Et les commerçants qui tenaient les stands ont réalisé dè très bonnes affaires.» Les jeunes couples ont, comme il se doit, formé le gros des troupes. Apparemment, ce sont les jeunes filles qui ont pris l'initiative de cette escapade au paradis nuptial, à voir l'activité bourdonnante de ces demoiselles dans les différents stands et la mine plus réservée des garçons! J.-N. C. 0
Tribune ModeLa Tribune de Genève: Mode
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